15 juin 2009
projet de loi
Comment faire taire les militants
La ministre de l'Intérieur, sur suggestion de l'Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d'octobre 2008. Il s'agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s'il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l'État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu'il s'agisse d'usines manipulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait aussi comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France.
Dans l'exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe: « Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l'Environnement, des Transports, de l'Énergie et de l'Industrie sont codifiées. »
Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l'environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes. De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d'une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d'autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d'instruction. S'ils existent encore. Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés: ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements
« déviants ».
II deviendrait donc plus difficile d'exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l'automne par une circulaire ou un décret - ce n'est pas encore décidé - qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l'État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d'enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.
Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l'écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l'instant, il est encore, au moins, possible de l'écrire sans encourir le risque d'être poursuivi... pour outrage au gouvernement.
08 juin 2009
résultat élections sur Saint Justin Landes
Saint-Justin
-LANDES (40)
Participation : 45.3%
Liste présentée par
M. Dominique BAUDIS
108 voix
33,3 %
QUAND L'EUROPE VEUT, L'EUROPE PEUT - MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE - UMP - NOUVEAU CENTRE - LA GAUCHE MODERNE CONDUITE PAR DOMINIQUE BAUDIs
Liste présentée par
M. Kader ARIF
71 voix
21,9 %
CHANGER L'EUROPE, MAINTENANT AVEC LES SOCIALISTES
Liste présentée par
M. Robert ROCHEFORT
39 voix
12 %
DÉMOCRATES POUR L'EUROPE LISTE SOUTENUE PAR FRANÇOIS BAYROU
Liste présentée par
M. José BOVE
25 voix
7,7 %
EUROPE ECOLOGIE AVEC DANIEL COHN-BENDIT, EVA JOLY, JOSÉ BOVÉ
Liste présentée par
M. Jean-Luc MELENCHON
19 voix
5,9 %
FRONT DE GAUCHE POUR CHANGER D'EUROPE
Liste présentée par
M. Patrice DREVET
12 voix
3,7 %
ALLIANCE ECOLOGISTE INDÉPENDANTE
Liste présentée par
Mme Myriam MARTIN
12 voix
3,7 %
Liste présentée par
M. Jean-Claude MARTINEZ
11 voix
3,4 %
Liste présentée par
M. Eddie PUYJALON
9 voix
2,8 %
Liste présentée par
M. Louis ALIOT
8 voix
2,5 %
Liste présentée par
Mme Sandra TORREMOCHA
5 voix
1,5 %
LISTE LUTTE OUVRIÈRE SOUTENUE PAR ARLETTE LAGUILLER
Liste présentée par
M. Henri TEMPLE
4 voix
1,2 %
Liste présentée par
M. Raymond FAURA
1 voix
0,3 %
Liste présentée par
M. Robert RAICH
0 voix
0 %
Liste présentée par
Mme Sylvie BARBE
0 voix
0 %
Liste présentée par
M. Jean-Jacques FANCHTEIN
0 voix
0 %
POUVOIR
D'ACHAT - CHÔMAGE - TAXES - IMMIGRATION - INSÉCURITÉ - PATRONS VOYOUS -
CASSE DU SERVICE PUBLIC. OÙ EST LA RUPTURE ? STOP
05 juin 2009
"petit scarabée" est mort.....
L'acteur David Carradine, de son vrai nom John Author Carradine, a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel à Bangkok en Thaïlande, où il se trouvait pour tourner le film «Stretch» du Français Charles de Meaux, a révélé ABC. Il avait 72 ans.
Causes incertaines
Son agent a confirmé son décès, dont on ne connaît pas pour le moment les causes avec certitude. Mais selon The Nation, il s'agirait d'un suicide par pendaison. Ce serait la femme de chambre qui l'aurait trouvé, ce jeudi matin à 10h, heure locale, à demi-nu dans sa suite, avec une corde autour du cou, de ces cordes qui permettent de tirer les rideaux aux fenêtres.
Interrogé par la BBC, Chuck Binder, son agent, s'est dit choqué: «Il était plein de vie, et voulait tout le temps travailler... Un grand homme!»
Filmographie à rallonge
Né le 8 décembre 1936, l'acteur a tourné dans un nombre hallucinant de films et séries, dont «Boxcar Bertha» et «Mean Streets»,
sous la direction de Martin Scorsese, «L'Oeil du serpent» d'Ingmar
Bergman, ou «Je te tiens, tu me tiens par la barbichette» de Jean
Yanne. Et surtout, un rôle remarquable et remarqué dans la série
«Kung-Fu», créée dans les années 70, où il interprétait le maître en
arts martiaux Kwai Chang Caine alias «Petit scarabée», ou encore
«Shane». Vingt ans après, il reprendra ce rôle dans «Kung Fu: la légende continue», dont plus de 60 épisodes seront diffusés au milieu des années 1990.
En outre, il a aussi incarné le chanteur folk Woody Guthrie pendant la
grande dépression dans «En route pour la gloire» en 1976, qui lui avait
valu une nomination aux Golden Globes. Mais très vite, les drogues et
l'alcool ont eu raison de sa carrière. Jusqu'à... une forme de
résurrection cinématographique, en jouant Bill dans «Kill Bill» de Quentin Tarantino (2003 et 2004). Son plus bel exploit peut-être, qui lui vaut une quatrième et dernière nomination aux Golden Globes.
«Il a fallu attendre que Tarantino le remette sur le devant de la scène pour qu’on se souvienne que David Carradine est un excellent acteur, écrit le site spécialisé nanarland.com. Parce qu’il faut bien avouer qu'il a enquillé un nombre tellement incommensurable de nanars flamboyants et de bouses honteuses qu’on avait fini par oublier à quel point ce type pouvait être (bien dirigé) une véritable boule de charisme».
David Carradine laisse derrière lui sa (cinquième) femme Annie Bierman et quatre enfants.
et plein de fans comme moi... ouiiinnnnn
le dernier bien portant.....
« Le dernier des bien portants. Comment mettre sa santé à l'abri des services de santé. »
Traduction de Fernand Turcotte ...
« Dans ce tour de force provocant, le Dr Nortin Hadler met en doute les dogmes médicaux à la mode. Un livre de base pour tous ceux qui aspirent à une vie heureuse à labri des excès des services de santé. » (Clifton Meador, directeur général, Meharry Vanderbilt Alliance).
En avez-vous assez de ces célébrités qui jouent les gourous colportant des traitements miracles ? Êtes-vous fatigué dêtre traité comme un malade qui signore ?
Enfin, quelqu'un a le courage d'aborder des questions embarrassantes pour les services de santé. Dans Le dernier des bien portants, le Dr Nortin Hadler dissipe le brouillard avec la franchise qui a fait sa réputation. Le Dr Hadler discrédite une industrie médicale intéressée et démontre que la surveillance intempestive et les interventions non nécessaires transforment les bien portants en patients. Malades d'inquiétude, nous constituons une culture tétanisée de peur par des maladies qui nexistent pas. Le dernier des bien portants propose des solutions pratiques aux problèmes reliés au vieillissement, à lobésité, au diabète et aux maux de dos. Si vous ne craignez pas la confrontation des idées reçues avec les faits connus, si vous vous sentez prêt à compléter votre éducation et à faire confiance à votre jugement, vous êtes prêt pour le Dr Hadler.
-
Paru le : 01/10/2008
Editeur : PU Laval
ISBN : 978-2-7637-8621-6
EAN : 9782763786216
Nb. de pages : 335 pages
Traduction de Fernand Turcotte M.D.
29 mai 2009
dessiner autour d'une photo: une éponge
il fallait dessiner un animal....
ML:

vue que je leur lisait: avery hungry caterpillar...... no comment...
et léonidas:......
Bob l'éponge bien sur!!!!
28 mai 2009
kan C non C non!
VIOLENCE - Le collectif veut susciter le débat en luttant contre les idées reçues, et faire connaître son numéro vert d'informations ...
Clara Morgane qui ouvre la porte au plombier en nuisette et lui annonce «ça coule, j'en ai partout». Derrière ce cliché cinématographique sur les films X, se cache en réalité une campagne contre le viol, qui sera officiellement lancée jeudi par le collectif féministe contre le viol (CFCV). L'association veut «lancer le débat autour du viol et diminuer la tolérance de la société envers ce crime».
La vidéo, diffusée sur le site dédié à la campagne, veut faire la peau aux idées reçues du genre «ça arrive aux filles sexy, en mini-jupe, dans un parking, à Pigalle» ou «si tu as été violée, c'est que tu l'as cherché», explique le docteur Emmanuelle Piet, présidente du CFCV. Pour elle, «ces idées fausses provoquent la culpabilité des victimes» et il faut «faire changer la honte de camp».
«Conseillé aussi aux moins de 18 ans»
«Mais t'as vu ta tête?», demande d'ailleurs Clara Morgane au plombier quand ce dernier se mue en animal au lieu de réparer la fuite. Selon la présidente du CFCV, l'ancienne actrice X «devrait attirer un public assez large, au-delà des hommes qui regardent les films pornos». La vidéo, si elle adopte l'esthétique des films pour adultes à grand renfort de flou, ralenti et jaillissements humides, est d'ailleurs «conseillé aussi aux moins de 18 ans», précise l'association.
«Sans consentement, c'est un viol, le viol est un crime, seul l'agresseur est coupable», conclut le film, qui rappelle également le slogan de la campagne: «Le désir, c'est pas contagieux, kan c non, c non!» Emmanuelle Piet espère que la campagne permettra de «mieux faire connaître le numéro de téléphone du CFCV "SOS Viols femmes informations": 0 800 05 95 95».
27 mai 2009
parole Assistante maternelle
Une amie assistante maternelle avec qui nous avions cette conversation au sujet du désinvestissement parental me disait:
-"Le problème c'est que l'enfant qui est gardé par une personne extérieur va se coller anormalement à sa mère et avoir de telles exigences tous le WE, qu'elle va reprendre le bolot avec soulagement, sans envisager que cette situation est générée par l'angoisse du bébé, du bambin, et que cela n'aurait probablement pas lieu dans une situation naturelle ou l'enfant serait avec sa mère en permanence" (quoiqu'il y ait des enfants aux "besoins intenses").
15 mai 2009
évaluation CE1
pour info, à diffuser
"EVALUATIONS CE1 : QUAND Y EN A PLUS, Y EN A ENCORE" ! (1)
« Vous avez aimé les évaluations de CM2 ? Vous allez adorer celles de CE1 ! »
Voilà ce qu'aurait pu dire le Ministre de l'Education Nationale qui
confond une fois encore la détermination dont il se prévaut avec un
entêtement bien regrettable. Car aucune leçon n'a été tirée du
détestable épisode de janvier dernier qui aura vu, fait historique,
l'administration demander aux enseignants de mettre eux-mêmes leurs
élèves en échec !
Certes, la communication (2) des résultats en mars 2009, à partir
d'éléments très lacunaires (bilans incomplets et au moins 22 % de non
remontée) n'a pas participé pour une fois au discours catastrophiste
auquel on nous avait habitués. Mais les risques liés à ces nouvelles
évaluations (3) demeurent entiers. D'abord par la difficulté de
certains items (dans la logique des nouveaux programmes). Ensuite par
le système d'évaluation (4) révélateur de la pensée actuelle : binaire
(1 ou 0, bon ou faux) ! Enfin, par la menace persistante d'une
publication qu'aucun pouvoir politique ou judiciaire ne pourra
empêcher. D'ailleurs, on a déjà pu voir sur internet des classements
par académie dignes d'un championnat (5) !
Par ailleurs ces évaluations vont suivre les élèves, car elles font
partie du nouveau livret national unique et obligatoire qui va en plus
être informatisé. Elles seront même l'essentiel de ce document,
puisqu'elles vont servir de base pour l'inscription dans ce même
livret des « compétences » du « socle commun » censées être acquises
par les élèves. Ces évaluations vont donc (comme celles de CM2)
entraîner une concurrence entre élèves, entre enseignants et,
rapidement, entre écoles. Si tel devait être le cas, ce serait la fin
de l'école publique que nous connaissons et défendons.
Devant tant d'incompréhension, mais aussi en raison des risques
encourus par ceux qui ont affronté l'administration dans cette affaire
des évaluations (jusqu'à 4 jours de retrait de salaire pour des
enseignants qui ont pourtant fait classe la semaine de passation),
nous appelons plus que jamais les collègues concernés, soutenus par
les Conseils de Maîtres, voire les Conseil d'Ecole où siègent les
Parents d'Elèves (qui peuvent inciter à ne pas mettre les élèves de
CE1 une matinée dans la période d'évaluation), à ne rien faire
remonter des résultats partiels ou globaux qui pourraient être
récupérés.
Et comme le dit lui-même Xavier Darcos (6) (Ouest-France, le 6 mai
2009) : « Je serais un prof du premier degré, je serais sans doute
parmi les mecs qui gueulent ». Comme on le comprend !
Sylvain Grandserre
Porte-parole de l'appel des 100 maîtres
(1) - Le site avec ce texte :
http://www.darcos-demission.org/
(2) - la communication des résultats de CM2 :
http://www.vousnousils.fr/page.phpP=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20090330&key2=090330155100.5sbuwumm.xml
(3) - Le cahier de l'élève :
http://www.darcos-demission.org/docs/evalCE1_eleve.pdf
(4) - Le livret de l'enseignant :
http://www.darcos-demission.org/docs/evalCE1_maitre.pdf
(5) - Classement aux évaluations CM2 :
http://www.linternaute.com/actualite/education/dossier/test-des-cm2-les-resultats-par-region/niveau-des-cm2-qui-sont-les-meilleurs.shtml?f_id_newsletter=766
- (6) - la déclaration de X. Darcos :
http://www.ouest-france.fr/actu/politique_confidentiel_-Xavier-Darcos-furieux-contre-certains-universitaires_41770-923607_actu.Htm
20 avril 2009
journée de résistance des enseignants du primaire...
Communiqué - Lundi 20 avril 2009
du Mouvement des enseignants du primaire en résistance
Les enseignants du primaire en résistance pédagogique depuis le mois de novembre 2008 lancent un Appel à l'insurrection civile non-violente afin de faire barrage à la destruction de l’école publique et défendre l’intérêt de l’enfant avant tout au sein d’une école du progrès pour tous.
Ils appellent à une 3ème journée de la désobéissance dans l’Education Nationale le mercredi 6 mai, après celles du 17 décembre et du 11 mars. A cette occasion, le seuil symbolique des 3 000 enseignants désobéisseurs sera atteint, ce qui représente le plus important mouvement de désobéissance civile que l’Education Nationale ait jamais connu.
Cet appel est diffusé sur le blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html
APPEL du 21 AVRIL des ENSEIGNANTS DU PRIMAIRE EN RESISTANCE
A Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s’intensifient et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de pleuvoir. Au lieu d’engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission.
Malgré cette répression, les enseignants désobéisseurs n’abandonnent pas leurs convictions pour faire vivre, chaque jour, une école de la solidarité et de la réussite pour tous. Ils ont le soutien massif des parents d’élèves. Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur permettre de ne pas céder. Et ils ne céderont pas !
L’heure est grave ! Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement a programmé la mort de l’école de la République. Il n’est pas fatal que cette heure sonne.
C’est pourquoi les enseignants en résistance pédagogique appellent solennellement :
· les enseignants du primaire à amplifier et à radicaliser le mouvement de résistance au démantèlement de l’école publique, par la désobéissance pédagogique ciblée et affichée.
· les syndicats à reprendre à leur compte le mot d’ordre de la désobéissance civile pour faire échec aux lois qui déconstruisent le service public d’éducation.
· les parents d’élèves à multiplier les initiatives de protestation et de blocage susceptibles de faire pression sur l’autorité hiérarchique qui reste sourde au dialogue.
· les citoyens à exiger un grand débat national et des Etats généraux de l’éducation pour penser l'avenir de l'enseignement public, de la maternelle à l’université.
· les élus à s’engager instamment à défendre l'intérêt du peuple, en sauvegardant le système éducatif français.
Les enseignants du primaire en résistance pédagogique appellent la société civile à l’insurrection non-violente afin de faire barrage à la destruction de l’école publique et défendre l’intérêt de l’enfant avant tout au sein d’une école du progrès pour tous.
Ils appellent à une 3ème journée de la désobéissance dans l’Education Nationale le mercredi 6 mai, après celles du 17 décembre et du 11 mars. A cette occasion, le seuil symbolique des 3 000 enseignants désobéisseurs sera atteint, ce qui représente le plus important mouvement de désobéissance civile que l’Education Nationale ait jamais connu.
La victoire est possible si nous le voulons ! A nous de le décider, en pensée et en actes !
Mouvement des enseignants du primaire en résistance
fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html
.
Liste de diffusion leda http://asso.lesenfantsdabord.org/
15 avril 2009
citations
"Le jeu est la forme la plus élevée de la recherche" Albert Einstein
"Joue et tu deviendras sérieux" Aristote
devinette
Qui a déclaré ça à votre avis ?
"Mes parents n'ont jamais décelé plus de passion qu'autre chose. C'est moi qui l'ait eu la passion. La passion ça sa fait pas à travers ses parents, ça se fait à travers soi-même.
Puis bon ben j'étais dans la rue tous les jours. Ils m'ont laissé la liberté de faire ce que j'avais envie. Par plaisir, par jeu; c'était pas dans un but d'être un jour quelqu'un, pas du tout.
C'est le bonheur d'une personne qui a pu faire sa passion à travers la liberté que lui ont donnée ses parents. Ca, ça n'a pas de prix pour un gamin"
Un indice, la citation complète est celle-là:
"Mes parents n'ont jamais décelé plus de passion qu'autre chose. C'est moi qui l'ait eu la passion. La passion ça sa fait pas à travers ses parents, ça se fait à travers soi-même.
Puis bon ben j'étais dans la rue tous les jours. Ils m'ont laissé la liberté de faire ce que j'avais envie. Par plaisir, par jeu; c'était pas dans un but d'être un jour quelqu'un, pas du tout.
Si ma mère m'avait mis une baffe d'entrée quand j'avais pété mes chaussures, j'aurais peut-être arrêté de jouer au foot.
C'est le bonheur d'une personne qui a pu faire sa passion à travers la liberté que lui ont donnée ses parents. Ca, ça n'a pas de prix pour un gamin"
C'est Michel Platini, grand footballeur français fin années 70 et années 80
La citation est extraite de l'émission Empreintes sur France 5 gratuite en VOD jusqu'au 17/04/09: http://www.france5.fr/videos/?id=3425, (citation à partir 3mn35)
l'enfant roi.....
L'enfant-roi est le grand épouvantail que beaucoup de spécialistes de l'enfance agitent devant les parents qu'ils jugent laxistes.
Pourtant, un bon nombre d'exemples célèbres prêcheraient plutôt dans un autre sens.
Qu'auraient dit ces professionnels de l'enfance à un père qui aurait poussé le refus de frustrer son enfant jusqu'à le faire éveiller en musique pour ne pas brusquer son sommeil. Certainement : “Vous allez en faire un enfant-roi ! Et gare à la suite !”. La suite, c'est Michel de Montaigne, un des plus grands écrivains français, un de ceux qui ont exercé l'influence la plus humanisante sur les siècles suivants. Son père, effectivement, le faisait réveiller en musique.
Qu'auraient dit ces professionnels de l'enfance à un père qui, par amour pour son fils, cherchait à le protéger des duretés de la vie, à tel point que ce garçon dut attendre sa majorité pour être confronté à la maladie, à la vieillesse et à la mort ? “Vous allez en faire un enfant-roi ! Et gare à la suite !” La suite, c'est Bouddha, fondateur d'une religion non-violente.
Qu'auraient dit ces professionnels de l'enfance à des parents qui, depuis la naissance de leur fils, l'ont entouré des soins les plus attentifs parce que des rêves et des visions les avaient persuadés qu'il était exceptionnel. Ils étaient si laxistes que lorsque leur fils, au cours d'un voyage, disparut pendant trois jours sans les prévenir pour rester à discuter dans un temple, au lieu de lui flanquer une bonne raclée, ils lui ont dit qu'ils avaient été très angoissés et lui ont simplement demandé pourquoi il avait fait ça. Et même s'ils n'ont pas compris sa réponse, ils ne l'ont puni d'aucune manière. “Gare à la suite !” auraient très certainement menacé ces professionnels de l'enfance, “vous allez en faire un enfant-roi !” La suite ? C'est Jésus qui a prêché l'amour toute sa vie.
Qu'auraient dit enfin ces sourcilleux professionnels de l'enfance à ces centaines de parents du début du XXe siècle qui aimaient tellement leurs enfants qu'ils leur faisaient confiance, se contentaient leur enseigner par l'exemple les valeurs auxquelles ils croyaient et ne manifestaient envers eux ni autoritarisme ni répression ? “Gare à la suite”, auraient-ils dit sans doute. La suite ? Ce sont les Justes qui, pendant l'occupation allemande, ont risqué leur vie pour sauver des centaines de Juifs persécutés. Quatre cents d'entre eux, interrogés sur leur éducation, ont répondu en majorité qu'ils avaient des parents affectueux, qui leur avaient enseigné l'altruisme, qui leur faisaient confiance et qui leur ont donné une éducation non autoritaire et non répressive.
www.oveo.org
14 avril 2009
30 avril
Bonjour,
Et le 30 avril est la journée internationale de la non-violence
éducative. Ce jour-là, ou d'autres autour, des groupes proposent des discussions, débats, échanges
sur ce thème et surtout comment faire autrement.
Toutes les infos sur ce qui se passe en france sur le site de la Maison
de l'Enfant qui organise cette journée en France depuis 5 ans:
http://www.wmaker.net/maisonenfant/Journee-de-la-non-violence-educative_r4.html
Bibliographie:
- le site de la Maison de l'Enfant avec des témoignages de parents sur
ce qu'est la violence éducative et comment faire autrement, tirés
d'exemples de la vie quotidienne
- le site de l'Observatoire de la Violence Educative Ordinaire:
www.oveo.org: des études, des articles de fond, en particulier la
violence éducative à travers les âges - on en trouve trace dans les
plus anciens écrits (Sumer ?) et dans le monde entier. Il y aussi des
articles sur, ou provenant de, la suède, 1er pays à avoir une loi
anti-violence éducative et d'aide aux parents
- le site d'Alice Miller: http://www.alice-miller.com/, des articles de
fond et beaucoup, beaucoup de témoignages de ses visiteurs
- les livres d'Alice Miller
- La "Fessée" et "Oui, la nature humaine est bonne !" d'Olivier Maurel
- "La véritable nature de l'enfant" de Jan Hunt
- "Le concept du continuum" de Jean Liedloff
2 bonnes nouvelles:
- un nouveau pays vient de voter une loi anti-violence éducative: la
Moldavie
- La Défenseure des Enfants, Mme Dominique Versini, a officiellement
pris position en faveur d'une loi anti violence éducative en France.
Au sujet de celleux qui organisent cette journée, ne vous attendez pas
à rencontrer des surhumains, espèce de demi-dieux, vivant dans la
non-violence absolue, ni même juste envers leurs enfants. Ce sont
simplement des personnes qui ont décidé que cela suffisait la violence
au sens large envers les enfants et de sortir de là, et qui font de
leur mieux à ce sujet, chacune avec son histoire.
Cela fait des milliers d'années que nous vivons dans la violence envers
les enfants au point que de nombreuses personnes trouvent normales la
violence qu'elles ont vécues parce qu'elles étaient enfants, violences
dénoncées quand elles sont pratiquée envers des adultes, alors le
chemin est long !
Pour que si on appelle cruauté le fait de frapper un animal,
agression le fait de frapper un adulte,
l'on cesse d'appeler éducation le fait de frapper un enfant !
11 avril 2009
éducation civique
Il y a quelques jours, dans tous les établissements de l’enseignement secondaire, les professeurs d’histoire et géographie ont reçu dans leur casier une grosse enveloppe. A l’intérieur, d’étonnants documents pédagogiques élaborés par le Ministère de l’Education Nationale et deux associations, « Les Euronautes » et « Toute l’Europe ».
Dans l’enveloppe : une carte de l’Union Européenne et une frise historique de la construction européenne depuis 1945. Curieusement, aucune circulaire d’accompagnement... donc aucune explication sur ce qui justifie - à deux mois des élections européennes - l’envoi de ce matériel. Le professeur - confiant dans son Institution - en déduit donc qu’il s’agit d’une initiative s’inscrivant dans une pure démarche d’instruction civique, l’incitant à afficher sur les murs de sa classe ces documents pour provoquer auprès des jeunes citoyens en formation une séance de sensibilisation sur les enjeux européens. Quoi de plus louable ?
Sauf qu’à y regarder de plus près, on s’aperçoit qu’il s’agit en fait d’une stupéfiante campagne de propagande.
Un matériel « pédagogique » très orienté
Sur la carte, pas grand-chose à dire : on y retrouve les 27 pays membres de l’UE, leur date d’adhésion et quelques informations géographiques... En revanche, c’est en découvrant la frise chronologique que n’importe quel professeur un tant soit peu attentif en réalise rapidement le caractère très orienté.
Dès le premier coup d’œil, on peut facilement discerner la tonalité très atlantiste de l’ensemble du document qui présente la construction européenne, depuis la conférence de La Haye en 1948, dans le cadre d’une alliance avec les Etats-Unis face à l’Union Soviétique, et en constant parallèle avec l’Otan. Malheureusement, on retrouve cette tonalité générale dans la quasi-totalité des manuels d’histoire...
Ensuite, on s’aperçoit que pour les concepteurs de cette chronologie, les professeurs d’histoire et géographie n’ont certainement pas la mission de sensibiliser leurs élèves sur l’éventuelle implication du peuple européen dans ce processus de construction : là encore, on retrouve le penchant assez habituel des documents réduisant l’Histoire à l’action des grands hommes (et de quelques femmes tout de même...) et la démocratie au fonctionnement de grandes Institutions totalement désincarnées.
Bref, un document tendancieux, mais finalement rien de très nouveau... Mais c’est à la fin de la frise chronologique que le scandale se révèle.
Eh, M’sieur Darcos, y s’est passé quoi en 2005 ? Rien mon petit... rien du tout...
Entre les portraits de Jacques Santer (ex premier ministre Luxembourgeois, ex président de la Commission Européenne et co-rédacteur en 2003-2004 du Traité établissant une Constitution pour l’Europe) et de Nicolas Sarkozy, il y a l’année 2005... vide !
Dans une chronologie sur la construction de l’Union Européenne dont les concepteurs ont jugé indispensable de rappeler la victoire de l’Allemagne à la coupe du Monde de football le 4 juillet 1954, celle de la France le 12 juillet 1998, la naissance de la brebis Dolly le 5 juillet 1996, il est stupéfiant de découvrir qu’en 2005... rien. Il ne s’est rien passé.
Il est pourtant bien signalé que le 29 octobre 2004, le Traité établissant une Constitution pour l’Europe a été signé. Et que le 13 décembre 2007, ça a été le tour du Traité de Lisbonne. Deux traités en 3 ans, ça mériterait une explication, non ? Mais non : en 2005, il ne s’est rien passé... pas plus qu’en 2008 du reste !
Ainsi, pour la propagande euro-béate organisée le vote des peules français et hollandais des mois de mai et juin 2005 repoussant par référendum le Traité établissant une Constitution pour l’Europe, et celui du peuple irlandais refusant de ratifier en juin 2008 le Traité de Lisbonne, sont des événements indignes de figurer dans des documents pédagogiques diffusés par le Ministère de l’Education Nationale et ne sauraient être enseignés par les professeurs d’Histoire et Géographie. Ces derniers sont appelés à claquer des talons et à diffuser auprès des élèves cette présentation édifiante de la construction parfaitement linéaire d’une Union Européenne consensuelle... c’est-à-dire conforme aux conceptions libérales et atlantistes de ses actuels dirigeants.
Alors voici une suggestion : comme il n’est pas question de gaspiller les considérables moyens investis par le Ministère de l’Education Nationale pour faire tirer et distribuer à tous les collèges et lycées ce beau support pédagogique (en couleur et sur papier glacé), et comme les professeurs sont tous des serviteurs zélés de la fonction publique enseignante, on ne peut que recommanderl’affichage de ces documents dans toutes les classes... Toutefois, au nom de l’exigence scientifique, et utilisant leur liberté pédagogique reconnue par leur statut, les professeurs qui liront ces lignes sont aussi invités à apporter toutes les modifications nécessaires à la main ! Aussi proprement que possible, mais qu’on se rassure : il y a de la place sur les années 2005 et 2008 laissées entièrement libres ! Merci donc au concepteur pour cet encouragement à une pédagogie active et transdisciplinaire.
Ainsi, Monsieur le Ministre aura la satisfaction d’avoir effectivement été à l’origine d’une belle campagne participative d’instruction civique...
* Nicolas Voisin est militant du Parti de Gauche
Source
http://www.rezocitoyen.org/spip.php?article6331
09 avril 2009
pourquoi devenir végétarien??????
J’ai effectué deux années d’étude en BTSA Productions animales, ne sachant absolument pas ce qui se cachait derrière cette formation (si on peux appeler ça une formation). Mon rêve était de devenir vétérinaire, mais n’ayant pas fait un BAC Scientifique, il ne me restait plus que cette voix là pour y arriver.
Les horreurs que j’ai vu durant ces deux longues années me poursuivront jusqu’à la fin de mes jours. J’étais dans l’incapacité d’arrêter cette formation pour des raisons personnelles.
Il faut savoir que d’après les gens du milieu agricole « les animaux ne souffrent pas ! » (Mais c’est bien sûr…) il est donc très facile pour eux, de faire subir toutes sortes de cruauté aux animaux…
Voici donc la liste des atrocités que j’ai pu voir… (je décris seulement ce que j'ai vu, que ce soit à mon école ou dans les innombrables exploitations que l'ont a visité)
Les moutons
La première année d'étude nous devions nous occuper de la bergerie de l'école. Chaque semaine nous nous rendions, mes camarades de classe et moi, dans la bergerie pour y effectuer les TP (Travaux Pratiques) sous la surveillance de notre professeur. C'était un endroit très glauque, très sale, très sombre, le genre de lieu où on ose pas lever la tête tellement qu'il y a des toiles d'araignées au « plafond ». Les brebis étaient parquées dans des « enclos » sans paille (au départ il y en avait mais le lendemain elles avaient tout mangé ou tout piétiné et personne ne remettait de paille), remplis d'excréments, les barrières dataient d'on ne sait pas quand, le sol était pleins de trous, les mangeoires trouées, les abreuvoirs recouverts d'une épaisse couche d'on ne sait quoi.
Lors des TP il nous a donc était enseigné que pour éviter que les brebis ne mangent la queue de leurs agneaux (à cause d’un manque de minéraux ou autre provoqué par les hommes), il fallait que l'on coupe la queue de ces derniers à la pince (ou à l'élastique) à la naissance à vif. Sans désinfecter, bien évidemment, ni la pince qui sert à couper, ni le moignon qui leur reste. Ensuite, afin de pouvoir les reconnaître au sein du troupeau, les agriculteurs leurs percent les oreilles (les 2 car une seule ne suffisait pas!) avec un appareil pour leur mettre les fameuses boucles, sans se soucier de savoir si cela transperce une veine. Au début ce sont des petites boucles, puis quand les agneaux sont assez grands, on leur perce une 2ème fois les oreilles en faisant un plus gros trou pour leur en mettre des plus grandes. Lors des TP, Les agneaux avaient les oreilles en sang. Si je faisais une réflexion ou que j’insistais pour mettre du désinfectant on me répondait en rigolant « oulala mais c’est bon, c’est qu’un mouton, il est pas mouru le mouton »…
Les séances se déroulaient toujours de la même façon, j'étais lynchée à chaque fois, mes réflexions dérangeaient...
Les agneaux sont ensuite triés lorsqu’ils ont 8 mois. Les mâles sont envoyés à l’abattoir (sauf les « chanceux » qui seront gardés comme mâles reproducteurs avant d’être envoyé à leur tour à l’abattoir au bout de 3-4 ans de « service ») et les femelles sont sélectionnées suivant des points bien précis, ainsi les « meilleures » seront gardées pour renouveler le troupeau, et les « moins bonnes » suivront leurs frères à l’abattoir.
Les brebis quant à elles sont des usines à agneaux. Elles sont prises par les béliers ou inséminées 2 à 3 fois par an. Leurs chaleurs sont synchronisées afin que toutes les brebis aient leurs petits au même moment. Lorsque la fertilité de ces dernières baisse, ou qu’elles ont atteint un âge avancé (8 ans !), ou qu’elles sont malades, elles sont envoyés à l’abattoir où elles seront lâchement tuées puis emmenées à l’équarrissage (car leur viande n’est pas « consommable »).
Bien sûr, à cause de la sélection sur la fertilité, il arrivait que les brebis fassent 3 agneaux. N’étant dotées que de 2 mamelles, il fallait leur enlever un des agneaux et le mettre « à la louve » (système de tétines en plastique qui sortent d'un grand récipient rempli de lait en poudre et d'eau) si on voulait qu’il survive. Les cris de la brebis qui appelle sont petit disparu retentissent encore.
Il ne faut pas oublier la souffrance quotidienne de ces animaux qui vivent dans une bergerie souillée. Lorsqu’il faut attraper une brebis, c’est la panique totale. Elles se blessent donc en essayant de fuir leur bourreau. Une fois attrapées, elles sont attachées très (trop) serré avec des licols qui leur marque à vie la peau. Pour les tondre elles sont maintenues dans des positions bien inconfortables, idem lorsqu’il faut leur parer les sabots. Les coups de pieds volent sans arrêt dans leur jarret si elles refusent d’avancer, sans parler des coups de bâtons.
Un agneau était tombé malade durant ma formation. Bien sûr il était inutile d’espérer qu’il puisse être euthanasié (bien trop cher et « sans intérêt »). J’allais donc le voir tous les jours pour le faire boire car il était dans un état comateux et dans l’incapacité totale de se lever. Mais il y avait de l’espoir. Cependant un matin, il a été retrouvé mort dans une mare de sang : un élève l’avait tabassé avec une pelle pendant la nuit… Le « professeur » n’en avait même pas fait allusion, comme si c’était tout à fait normal et sans aucune importance. En résumé, les Travaux Pratiques de ce cours consistaient à faire des vaccins aux animaux, à synchroniser les chaleurs des brebis en leur introduisant des éponges (pleines d’hormones) dans le vagin, à appuyer (bien trop fort) sur le dos des agneaux pour juger si oui ou non ils étaient bien conformés (et prêt à être mangé), à reconnaître sur l’animal vivant les différentes parties du corps que l’on mange, à couper les queues des agneaux, à leur percer les oreilles pour leur mettre des boucles, à tondre les brebis, à parer leur sabots, à faire des prises de sang sur les agneaux pour savoir lesquels seront gardés et lesquels seront tués.
Un programme passionnant pour une fille comme moi...
Les vaches
La 2ème année, nous devions nous occuper des vaches de l'exploitation.
On ne croirait jamais, en voyant les belles vaches paître dans les prés, qu'elles ont subi des atrocités sans noms. Je suis tout simplement tombée des nues ! Je pensais avoir vu suffisamment d'horreurs avec les agneaux, mais je n'avais vu qu'une infime partie de toute l'horreur qui existe dans ce milieu sordide.
Il s'agissait d'une exploitation de Vaches Laitières... Ce qui est, selon mon expérience, bien pire qu'une exploitation de Vaches à Viande.
Tout d'abord, les vaches sont inséminées (donc par conséquent violées) tous les ans. L'agriculteur choisi son taureau dans un catalogue comme s'il s'agissait d'un objet. Il prend en compte tous les « index » et tous les résultats de reproduction du fameux taureau en question. Il choisi le « meilleur ». Pour l'insémination, les vaches sont maintenues dans les « cornadis », cette chose métallique qui leur coince le cou de manière à ce qu'elles ne puissent plus reculer. L'inséminateur enfonce alors sa main dans le rectum de la pauvre vache qui se tort dans tous les sens sans pouvoir se dégager (imaginez la sensation...) afin de pouvoir trouver les trompes de la vache. Ensuite il enfonce la sonde dans le vagin de la vache et il verse la semence du taureau. 9 mois plus tard nait un petit veau. Le malheureux ne sait pas ce qui l'attend. On le laisse 12h avec sa mère, le temps qu'il boive le fameux « colostrum » (le liquide qui vient avant le lait, et qui permet aux nouveaux nés d'avoir tous les anticorps nécessaires pour se défendre contre les agressions extérieures) puis ensuite il est séparé, et emmené dans une « niche à veau ». Les pleurs de la mère appelant son petit disparu sont très prenants. Les veaux sont bouclés comme les agneaux. Si le veau est un mâle, et que la mère est une très bonne vache, il se peut qu'il ait la « chance » de devenir Taureau reproducteur pendant quelques années. Sinon, et c'est ce qui arrive dans la majorité des cas, il est enfermé dans la « niche à veau » pendant 2 mois, afin d'être complètement anémié (impossible pour lui de bouger, il peut seulement se lever et se coucher) puis un jour un camion viendra le chercher, et on le forcera à avancer ! Alors qu'il n'a aucun muscle et qu'il n'a jamais marcher (imaginez la douleur), et tout ça pour le bon plaisir des hommes : pour que la viande soit blanche.
Si le veau est une femelle, elle sera gardée comme femelle reproductrice qui servira à renouveler le troupeau. Dans ce cas son calvaire commence. Dès son plus jeune âge, on va l'écorner (Sujet d'un TP) en lui appuyant sur la tête à l'endroit présumé où les cornes pousseront, un tube métallique chauffé à 400°C. Cet appareil de torture leur brûle littéralement la peau (et le peu de cartilage qui allait un jour devenir une corne). Il faut voir ces pauvres petits bébés meugler de douleur, voir leurs yeux sortir de leurs orbites tellement la douleur est importante, et les voir se tordre de douleur dans la cage munie de cornadis dans laquelle on les a enfermé. Sans parler des commentaires débiles des abrutis finis de ma classe « mais non t'as pas mal » ou encore « plus tu gueules plus c'est long! » et pour finir « ahaha t'as vu ses yeux » et de l'odeur nauséabonde qui s'échappe. Bien sûr le professeur laisse les élèves faire le travail histoire que la bête souffre bien. J'étais la seule, sur une classe de 31 élèves, à avoir refuser de faire souffrir inutilement un animal. Tout le monde est « passé » en disant non au départ puis finalement en acceptant (pas étonnant qu'Hitler est réussi son coup avec le nombre de sans cervelles qui peuplent l'humanité).
Les veaux se font ensuite pincer, tordre, frapper la queue pour qu'ils avancent. Comme un gouvernail. Les pauvres ne sont pas assez traumatisés de leur « expérience dans la boîte » il faut en plus qu'on les frappe pour les refaire entrer dans les enclos. Le premier de la série ne sait pas ce qui va lui arriver mais tous ceux qui passent après lui, l'ont entendu hurler et sont complètement stressés avant même d'être enfermés dans la cage. Ce passage m'a particulièrement choqué.
Une fois écornés, on leur met un petit coup de bombe violette sur la tête et hop retour à l'enclos.
Les veaux sont nourris avec du lait en poudre, normal pour une exploitation qui vend des milliers de litres de vrai lait, provenant en plus de leur maman, à eux.
Lorsque les petites génisses (veaux femelles n'ayant pas encore vêlé) on atteint l'âge de 1 an, elles sont inséminées (comme expliqué plus haut) et mettrons bas de leur premier veau à l'âge de 2 ans. A peine le veau est né qu'elles sont résinséminées afin de remettre bas l'année d'après et ainsi de suite pendant environ 6-7 ans. Passé cet âge, elles sont envoyés à l'abattoir, si encore elles n'ont pas eu de problèmes de santé avant.
Les vaches laitières font donc veaux sur veaux, comme si leur corps pouvaient le supporter, tout ça pour que les hommes leur volent leur lait et le boivent (seul être vivant à ne pas être sevrés ?).
Il fallait pendant l'année que je fasse un stage d'une semaine à la ferme pour assister à la traite du matin... mon dieu, au secours...
Toutes les vaches sont piquées aux hormones avec la même seringue posée sur un plateau jamais nettoyé et rempli de crottes de mouches. La seringue n'a jamais été changé pendant toute la semaine où j'ai fait la traite. Le fermier les pique directement dans le trayon (le trou du pis) pour que le lait vienne plus vite. On leur pompe tout leur lait avec les trayeuses automatiques de maintenant, les vaches sont rangés à la queue leu leu, 4 par 4. J'imagine à quel point cela doit être agréable pour elle.
Chaque trayeuse possède un mécanisme qui identifie les vaches et qui détecte la quantité et la qualité du lait de ces dernières. Les vaches sont ensuite classées dans un tableau, les meilleures restent, les moins bonnes sont virées ! (on dira pas où !)
Comme si elles étaient responsable du taux de cellule dans leur lait, ou du fait qu'elles aient attrapé une mammite !
Sans parler de leur blessures aux pieds qui les font boiter comme jamais. Car la plupart des vaches laitières ne voient jamais la lumière du jour, ni la bonne herbe verte. Elles sont parquées dans un bâtiment sombre, sur du béton qui leur bousille les sabots et les articulations, de la merde jusqu'aux genoux, entassées dans des « couchettes » bien trop petites pour elles (Les stabulations libres à aire paillée se font rare...) Et leurs journées se résument à stabulation, salle de traite, stabulation, salle de traite...
Avec leurs gros problèmes de sabots, certaines n'arrivent même plus à marcher et se trainent, certaines sont même déformées (bassin plus haut que les épaules, pattes retournées, mamelle tellement imposante à cause de la sélection qu'elle les empêche de bouger les postérieurs...)
La sélection permet donc aux hommes de faire d'énormes rentrées d'argent sans se soucier de ce que peuvent bien ressentir les animaux. Des mamelles plus imposantes avec plus de lait ! Des vaches piquées aux hormones pour qu'il en sorte plus de lait ! Des vies plus courtes mais plus productives, et des crétins encore plus crétins pour inventer encore d'autres trucs plus crétins encore.
J'ai vu pendant une des visites, une exploitation de 100 VL tenue par un seul homme. Pas de salle de traite, une seule grande stabulation en béton, avec... un robot de traite. Les vaches rentraient dans le robot, un système totalement électronique trouve les trayons des vaches à l'aide d'un laser, trait les vaches et calcule la quantité de lait produite par vache.
Une machine, parmi les machines.... car l'homme prend bien les vaches pour des usines à lait.
Et vous regarderez dans les prés, les rares vaches qui broutent, si elles ont des cornes...[\color]
Les cochons
Le pire arrive !
Après les vaches et les moutons, je pensais être blindée... Mais non, l'horreur continue !
Je devais réaliser un stage de 15 jours dans une porcherie...
Pas la peine de rêver, les porcs ne vivent pas à l'extérieur !
L'exploitation comptait 650 truies reproductrices et 5 verrats (enfermés dans des enclos de 5m2)
Les 650 truies faisaient entre 5 à 19 porcelets par portée et cela tous les 6 mois. 3 mois en salle d'insémination, bloquées entre 2 barres en fer, ne pouvant ni reculer, ni avancer, ni se tourner, seulement s'assoir, se coucher et se lever. La mangeoire devant, la fosse à purin derrière. Le sol ? Des grilles ! Si les excréments ne passent pas au travers, tant pis, la truie se couche dessus. Il faut attendre que les truies viennent en chaleur puis elles sont inséminées trois fois, pendant 3 jours de suite, puis attendent 1 mois avant de se faire échographier. Si elles sont pleines, elles vont en salle de gestation, sinon elles se refont inséminées. Seulement 2 chances pour elles de tomber enceinte, ensuite c'est direction l'abattoir car on a pas de temps à perdre avec des truies improductives. Pour les faire venir en chaleur, les porchers font passer un verrat devant elles, dans des couloirs si étroits que les verrats ont du mal à se retourner. Bien sûr ils se prennent des coups de barres en fer lorsqu’ils refusent d'avancer ou de reculer dans ce couloir.
Pour l'insémination, c'est bien simple, le porcher fait monter le verrat sur un bout de plastique, puis le masturbe (si si !) et récolte la semence dans un thermo qui maintient le liquide au chaud. Ensuite la semence est diluée puis séparée en 30 doses (donc 10 truies). Le sperme est mis ensuite dans des sondes spéciales qui seront par la suite enfoncées dans le vagin des truies. Les sondes restent dans leur vagin jusqu'à faire fondre l'embout de cire qui fermait les sondes. Le sperme est alors libéré de la sonde et peut s'écouler dans leur vagin. Cela peut durer une demi-heure, une demi-heure avec un tube plastique dans le vagin... certaines se couchent et le cassent, d'autres se l'enfoncent très profondément, d'autres la font tomber dans la fosse à purin (et donc une sonde de foutue, une « chance » en moins pour elles de tomber enceinte...)
Une fois pleine, si cela arrive, elles sont envoyé en salle de gestation (par un système de couloirs) pour 3 mois 3 semaines et 3 jours ! Elles sont parquées à 6 ou 8 dans des boxes où elles ont la place de se tourner, de faire quelques pas, mais les boxes sont quand même trop étroits car elles se battent et se font des blessures très profondes. Le sol est une grille qui leur fait aussi des blessures aux pattes. J'ai assisté à une matinée « prise de sang »... Le porcher leur prend le groin à l'aide d'une corde (système soi-disant fait pour immobiliser l'animal). Plus les truies tirent, plus la corde se serrent autour de leur groin, elles se mettent à hurler (bouchez vous les oreilles), le vétérinaire se place alors sous elle, et fait la prise de sang sous le cou, dans la grosse veine (combien de loupés ????)
Une fois leur gestation à terme, elles sont envoyés (toujours par le même système de couloirs) dans les salles de mises bas ou maternité. Elles sont une par une dans des sortes de cages en fer, même genre de système qu'en salle d'insémination, sauf que là, il y a un petit espace pour les porcelets.
Là il faut déclencher les mises bas, à l'aide de piqures d'hormones. Les truies hurlent dès qu'elles voient les seringues, il faut donc faire très vite sinon il est impossible de rester dans la salle tellement le bruit des hurlements est insoutenable.
Ensuite elles sont piquées régulièrement avec différents produits, anti ceci, anti cela.
Lorsque les petits naissent... (passage le plus choquant), ils sont triés, les petits avec les petits, les moyens avec les moyens, les gros avec les gros. Au final les truies allaitent des petits qui ne sont pas les leurs, sauf celles qui s'y refusent et qui tuent et déchiquètent les porcelets étrangers (sympa comme vision, des bouts de bébés cochons) Inutile de dire que ces truies là ne sont pas gardées !
Une fois une portée était née, j'étais en extase devant ces petites choses, le porcher m'avait demandé de veiller à ce que tous les porcelets arrivent à boire... Voilà deux heures que je tenais dans mes mains le plus petit de la portée, tellement petit qu'il n'atteignait pas les tétines, si petit, si mignon, plein de vitalité et la force de vivre, il s'était presque endormi dans mes mains lorsque le porcher a débarqué pour voir la portée. Je me suis enlevée de l'enclos, il s'est approché, il a dit « ça c'est trop petit », puis il a pris le petit porcelet par les pattes de derrière, et la frapper d'un coup contre le sol. Le bruit du « PAF » résonne encore dans mes oreilles. Lorsqu’il a vu mes larmes couler, il s'est tout de même excusé et m'a dit que la prochaine fois il me préviendrait avant, de manière à ce que je puisse avoir le temps de me retourner...
Le corps sans vie du petit bébé est resté là, par terre devant l'enclos...
Au fil des jours, les corps se sont multipliés devant les enclos car chaque matin, on avait pour mission de ramasser les porcelets qui avaient été écrasés par les truies pendant la nuit. Si les pauvres avaient le malheur de passer sous les truies pendant qu'elles mangeaient et de s'endormir sous leurs pattes... ils étaient étouffés par la truie lorsqu'elles se recouchait d'un coup d'un seul. Les cris des porcelets ne faisaient pas relever les truies, aussi bizarre que cela puisse paraître. Il est arrivé qu'on arrive à en « sauver » en arrivant à temps en entendant les hurlements, mais bien souvent, on retrouvait des porcelets bien bleus, avec les marques des grilles sur le corps.
Vient ensuite la journée des fameux « soins aux porcelets » ! Quelle jolie façon d'appeler ce pure moment de souffrance...
Un petit chariot, 4 côtés, 4 soins ! Un côté tatouage, un côté vaccin, un côté meulage des dents et un côté coupe des queues ! Au milieu un panier en plastique dans lequel on mettait les porcelets de 3 jours. Inutile de dire que je n'ai pratiqué que les vaccins...
L'appareil servant à tatouer ? Deux plaques métalliques qui se superposent, une sans rien, une avec des pointes représentant des chiffres, une pédale, qui quand on l'actionne serre les deux plaques l'une contre l'autre. On place le porcelet la tête vers le bas, une oreille entre les deux plaques, on met de l'encre sur les piques, on appuie sur la pédale et là « craque » le bruit de la chair qui se craquèle, les piques qui restent coincés dans l'oreille des porcelets, il faut tirer pour que ça se décoince. Et c'est pas fini, on fait la 2ème oreille.
Pour les dents, un bruit de roulette chez le dentiste « dzzzzzzzzzzzzzzzzzz », il faut limer les canines des porcelets car la nature les a fait comme ça mais l'homme veut révolutionner ça ! « ils blessent les mamelles des truies et après elles ne se laissent plus têter » (…) comme si les truies étaient faites pour avoir 19 porcelets alors qu'elles ne sont dotées que de 14 mamelles, et comme si dans la nature cela importait que la truie laisse mourir les plus faibles...
Je vous laisse imaginez... vous faire limer les dents... et encore quand elles ne sont pas coupées à la pince ! Auquel cas, elles sont cassées 1 fois sur 2, ce qui provoque d'énormes infections...
Pour ce qui est de la queue : il y a un petit embout métallique représentant une sorte de C chauffé à 400°C (le fer devient rouge). On place la queue du petit porcelet sur le fer chauffé, jusqu'à ce que la queue soit coupée... Des cris de douleurs, des petits corps qui se tordent et qui hurlent pour s'échapper de leur bourreau, imaginez vous faire couper un membre de cette manière, brûler à vif jusqu'à ce que les os fondent et se détachent. J'ai encore une fois refusé de faire ET de voir le massacre... « ça dure pas longtemps » était l'argument premier... seulement je peux vous dire que cela devait durer bien 6-7 secondes, et que 6-7 secondes comme ça, c'est très très long. Je me suis brûlée par accident avec l'embout, la peau de mon bras est restée même pas la moitié d'une demi seconde sur le fer bouillant, une douleur pire que de l'huile bouillante, j'ai eu la marque en forme de C pendant 1 an sur la peau (cloque énorme, peau qui s'en va, peau rose, peau marron). Je ne veux même pas imaginer la douleur de ces bébés. Sans parler du fait qu'une fois leur queue coupée, ils ne prennent même pas soin de les poser délicatement sur leurs 4 pattes mais les balance, ce qui signifie qu'ils se retrouvent sur les fesses, à l'endroit où ils viennent de se faire bruler vifs... Si on nous coupait un doigt de cette manière je ne pense pas que l'on apprécierait que quelqu'un nous appui le moignon qui nous reste très fort sur la table... Les queues des porcelets sont donc coupées, pourquoi me direz vous ? Parce qu'ils sont parqués dans des cages bien trop petites par rapport au nombre qu'ils sont, qu'ils en deviennent fous et se bouffent entre eux. Sans parler des carences qu'ils accumulent et qui les rend cannibales. Donc pour régler ce « petit problème » l'homme a trouvé la solution simple, rapide, efficace et pas coûteuse de leur couper des membres à vifs !
Les porcelets blessés (toujours les pattes à cause des grilles), sont marqués à l'aide d'un appareil qui leur trou littéralement l'oreille. Ils ont donc des trous en forme de triangle ou de carré dans les oreilles. Sympa !
Ensuite arrive le 5ème jour des porcelets... Sûrement le pire si le porcelet est un mâle... Je n'ai fait que « trier » les petits, étant bien incapable de faire ce qui va suivre. Nous étions munis d'un casque à mettre sur les oreilles, ceux que les ouvriers utilisent lorsqu'ils se servent d'un marteau-piqueur... car les cris d'un porcelet qui se fait littéralement castrer sans anesthésie pourrait facilement faire péter un verre en cristal. Ils prennent le porcelet par les pattes de derrière, le bloque entre leurs jambes, prennent une lame de rasoir, font une incision dans les testicules du porcelet, appuient bien fort pour les faire sortir, arrachent le tout, mettent un peu de poudre sur les deux plaies et reposent le porcelet comme si de rien n'était... Chose très facile à faire, quand on s'est persuadé que « les animaux ne souffrent pas »... Sauf qu'ils souffrent sinon ils ne hurleraient pas de la sorte.
Il y a des porcelets mâles qui échappent à ce genre de pratique car ils ont des hernies (cas où les testicules sont dans la même poche que les intestins). On ne peut pas inciser sinon les intestins sortiraient avec... Il faut être un professionnel pour le voir. Sauf qu'il y avait avec moi une personne en stage qui avait accepté tel un mouton de faire les castrations, et qui par mégarde avait ouvert un porcelet qui avait une hernie. On ne s'en était pas rendu compte tout de suite, seulement après quelques heures... Et là vision d'horreur... Un petit porcelet, bien vivant, assis sur ses intestins tout sanguinolent... Ni une, ni deux, le porcher la pris et la taper par terre. PAS LE TEMPS DE ME RETOURNER. J'ai vu cette petite chose par terre avec le crâne explosé... mais pas mort... réaction « Il n'est pas mort !!!!! ». Réaction du porcher : un énorme coup de pied sur le crâne « Maintenant il l'est ! ». J'ai cru que je m'évanouissais.
Les porcelets sont séparés de leur mère à 28 jours en moyenne (certains seulement 21) puis sont envoyés dans des camions chez des engraisseurs.
Les truies retournent inlassablement en salle d'insémination à peine les porcelets partis. Et le cycle recommence !
Les causes de réformes des truies (réforme = abattoir) sont les suivantes : pas assez productives (moins de 8 porcelets), pas assez maternelle (mange, écrase ses petits), problèmes de pieds (pas étonnant vu qu'elles sont sur des grilles), trop vieille (= 4 ans ) (merci pour les loyaux services), « méchante » (certaines mordent, foncent dans les gens, défoncent les cages), pas assez fertiles.
Une chose qui m'a profondément marqué aussi : les animaux n'ont pas d'eau à leur disposition. Un système distribue automatiquement la nourriture sous forme de soupe à heure précise. Un coup la soupe, un coup l'eau, sauf que les mangeoires ne sont pas nettoyées, ce qui fait que lorsque l'eau arrive, elle est mélangée au reste de soupe, donc ce n'est pas de l'eau pure, celle qui désaltère quand on a soif. De plus, si les truies ont soif à 13h, elles doivent attendre par exemple jusqu'à 17h avant que la ration ne soit distribuée. Il n'y a rien de pire que de ne pas pouvoir boire lorsqu'on a soif.
Pendant 15 jours j'ai donc assisté à ces mutilations et à ces aberrations, J'ai passé mon temps à faire des piqures pour soulager les animaux qui avaient des problèmes de pieds (dieu seul sait qu'il y en avait) à surveiller les nouveaux nés, à parler aux truies, en les regardant dans les yeux et en pleurant, parce qu'il n'y a rien de plus expressif qu'un regard de cochon...
Les volailles
Il n'y avait pas de volailles au lycée, mais nous faisions chaque semaine une visite dans une exploitation voisine, avec différents animaux à chaque fois.
J'ai donc visité un élevage intensif de poules pondeuses en batteries, un élevage « plein air » de Chapon Label Rouge (!!), un élevage intensif de canards et j'en passe.
Les poules pondeuses, à 9 dans une cage grande comme 2 feuilles A4, aussi haute que les poules, le sol en pente (vive le confort) pour que les œufs glissent et tombent sur le tapis roulant prévu à cet effet. Des animaux déplumés à force de se piquer, des animaux dans un état lamentable, des cages sur 3 étages et sur 200m de long, dans le noir, avec la lumière artificielle qui s'allume la nuit, pour faire pondre les poules... Des cages si petites face à toute la place qu'il y avait dans le bâtiment... Une pure honte, de la maltraitance animale pure et dure, un cauchemar réel.
De plus, à leur naissance les animaux sont sexés : les femelles iront dans les exploitations pour pondre, les mâles eux seront envoyés dans un broyeur par le biais d'un tapis roulant, bien vivant ou seront gazés car « ne servent à rien ».
Les becs des volailles sont coupés pour éviter les « piquages » dans leur si grande cage, à la pince puisque c'est la mode des pinces, sans anesthésie (bien évidemment). Les griffes aussi sont coupées : on fait passer les animaux sur un tapis roulant munis de trous, sous le tapis roulant se trouve une sorte de scie qui coupe tout ce qui passe, les griffes passent donc à travers les trous et sont coupés, si c'est une patte qui passe, c'est pareil !
L'odeur qui règne dans les bâtiment d'élevage est plus qu'infecte (comme pour les porcs). Les animaux vivent au dessus de leurs excréments... Comment est-ce possible !?
Les vieilles poules pondeuses sont envoyées à l'abattoir et sont transformées en petfood ou servent à faire les paélas.
Pour ce qui est de l'élevage des Chapons Label Rouge ! Tout d'abord savez vous ce qu'est un chapon ? C'est un coq sans testicules ! On les lui a retiré de cette manière : on l'ouvre au scalpel vers les côtes, à l'aide d'une pince on attrape les testicules, on les arrache d'un coup sec et on relâche la pauvre bête... (encore une fois ceci est fait sans anesthésie) C'est une opération tellement douloureuse qu'un coq sur 2 meure dans les 5 minutes qui suivent l'opération. L'agriculteur nous avait d'ailleurs dit qu'une fois des journalistes étaient venus pour filmer la scène mais que bien entendu il avait refusé ! (« pas envi d'avoir des emmerdes avec les associations de Protection Animale »)
Ensuite il faut savoir qu'ils sont effectivement en « plein air » pendant quelque mois mais que ensuite pour finir leur engraissement, ces animaux sont enfermés dans des minuscules cages en bois, et sont gavés de maïs jusqu'à être suffisamment gras pour être tués.
L'abattoir des volailles est affreux : les animaux sont suspendus par les pattes, qui de temps à autres lâchent car les animaux sont engraissés trop rapidement et leurs os n'ont pas le temps de se solidifier, ce qui veut donc dire que l'on retrouve une poule sans pattes giser sur le sol, en vie, et ses pattes toujours accrochées au mécanisme... Elles circulent via ce système la tête en bas jusqu'à arriver dans une espèce de boîte noire. A l'intérieur se trouve une sorte de scie mécanique qui tourne et qui leur coupe la tête à leur passage. Lorsqu'elles sortent de la boîte, elles n'ont donc plus de tête.
Les canards sont eux aussi sur des grilles dans des cages trop petites, au dessus de la fosse à lisier qui dégage une odeur à faire vomir.
J'ai aussi visité un élevage intensif de poulets de chair... Au début, c'est super ! Les poulets ont beaucoup de place ! Le grand bâtiment d'une centaine de mètres, accueille des milliers de petits poussins sur de la paille bien fraîche (ou copeaux), ils peuvent courir sans problème, atteindre les abreuvoirs et les mangeoires. Sauf, que le bâtiment ne grandi pas en même temps que les poussins. Et en un rien de temps, les poulets bien engraissés se retrouvent les uns sur les autres, dans une chaleur extrême, se piétinent, ne peuvent plus atteindre l'eau sans marcher sur les autres, la paille qui leur servait de litière est souillée, beaucoup meurent étouffés, d'autres de faim ou de soif car incapables d'aller se nourrir (coincés par les autres, blessés aux pattes).
Les lapins
Nous n'avons jamais visité d'élevage de lapins, nous avons seulement vu des vidéos.
Dans ces fabuleux élevages, les lapines servent d'usine à lapereaux. Elles sont enfermées dans des cages minuscules sur des grilles (comme toujours) au dessus de la fosse à lisier.
Il y a très peu de mâles. Les agriculteurs font monter ces derniers sur des sortes de mannequins, et récoltent la semence par le biais d'un petit tube. Ensuite, les lapines sont inséminées... Maintenues sur le dos, sans pouvoir bouger, elle subissent la barbarie humaine, une fois de plus. Le tube que les exploitants leur introduisent dans le vagin paraît énorme.
Une fois inséminées, elles attendent, patiemment, de mettre bas. Leurs petits seront gardés 28-30 jours avec elles, puis ensuite seront envoyés à l'engraissement. Tous les 30 jours, les lapines sont inséminées, ainsi, à peine les petits sont nés, elles sont à nouveau enceintes.
Les causes de réforme des lapines sont les suivantes : problèmes de pattes (…), pas assez maternelles (mangent leurs petits), pas assez prolifiques (comme si elles choisissaient le nombre de lapereaux), vieilles (= 2 ans...)
Les lapins sont tués par la main de l'homme, en un coup derrière la tête, quand ce n'est pas contre le mur.
Les lapereaux estimés trop petits subissent le même sort que les petits porcelets.
La foire aux bestiaux
Un endroit qu'il faudrait absolument faire contrôler par la DDSV, la foire aux bestiaux de Bourg En Bresse, « La Chambière » (une visite organisée par notre école). Une vision cauchemardesque !
Des animaux, sales, épuisés, blessés, handicapés, maigres, entassés les uns sur les autres dans des enclos fait pour même pas un animal, sans eau, battus à chaque instant par le premier imbécile venu muni d'une canne.
Des vaches tellement maigres et déshydratées que leur yeux ressortent de leurs orbites, des bœufs entassés les uns sur les autres, 2 couchés, 3 à cheval dessus essayant tant bien que mal de tenir en équilibre, la langue pendante, soufflant, souffrant.
Des veaux éborgnés, des cornes cassées, des yeux crevés, des blessures à tous les membres, et une chaleur à crevée.
J'ai pleuré tout le temps de la « visite », incapable de regarder ces animaux dans les yeux, tellement je me sentais impuissante devant tant de mépris pour des êtres vivants.
J'ai vu une vache tendre le cou autant qu'elle le pouvait, en sortant sa petite langue pour atteindre un abreuvoir vide et hors de portée, les yeux plein d'espoir, j'ai vu des enfants d'agriculteurs de même pas 10 ans battre avec des cannes en bois des veaux qui refusaient d'avancer car exténués, j'ai vu des agneaux parqués comme des sac à patate, assoiffés, j'ai vu des chevaux, plus maigres que jamais, déformés, avec le bassin plus haut que l'encolure, la crinière dans un état lamentable, qui attendaient patiemment qu'un boucher veuille bien les acheter, j'ai vu des taureaux accrochés par les cornes aux barreaux d'un enclos, tellement bas qu'ils étaient obligés de se mettre à genou sur le béton, la tête coincée aux barreaux, j'ai vu la misère animale, une scène sans nom d'animaux mutilés, souffrants, angoissés et stressés, crevant de chaud sous le poids des autres, battus à tout bout de champs sans aucune raison, seulement par plaisir.
Je me suis approchée d'un enclos dans lequel il y avait des veaux de même pas 3 mois, j'ai demandé au premier arriéré venu s'il était possible de leur amener à boire, il m'a ri au nez en hurlant à tous ces collègues « hey ya la gosse qui veut donner à boire aux veaux ahahaha ».
Cela a fait rire tout le monde, j'avoue que je n'ai pas compris.
Une guide nous a expliqué le fonctionnement de la foire, et en passant devant une vache laitière très très très maigre, elle nous a dit « tiens voilà un cadavre ambulant qui finira en steak haché »... Comment peut on sortir une connerie de la sorte ? Tous les débiles de ma classe ont explosé de rire en répétant « cadavre ambulant » à la pauvre vache qui se trainait, boitant et soufflant.
Quand on voit quelque chose comme ça, on se demande vraiment pourquoi on fait partie de la même espèce que tous ces salauds, ces tarés qui se tortillent de joie devant la souffrance animale, qui battent à tour de bras des animaux qui ne comprennent même plus pourquoi on les frappe, ces hommes qui se disent supérieurs aux animaux.
L'abattoir
Une autre visite organisée... Quel endroit charmant... Des bout d'animaux suspendus en l'air, à la chaine, un nombre incalculable, principalement des porcs et des vaches (ou du moins ce qu'il en reste)
Nous avons remonté la chaine d'abattage, des bouts de viande jusqu'à l'animal vivant. Je me suis effondréE à la vue des vaches encore entière avec leur pelage, suspendues en l'air, la gorge tranchée, la langue pendante, se vidant de leur sang... Et cette odeur de mort... J'ai totalement refusé de voir les animaux se faire tuer, je suis donc rester là, devant les vaches mortes suspendues en l'air.
Bien sûr les autres ont continué de remonté la chaine pour voir les bêtes se faire lâchement assassinés. Il était hors de question que je vois un tel massacre, j'en avais assez vu.
Bien sûr ils n'ont pas pu s'empêcher de me raconter comment ça se passe. Les vaches sont entassées dans un enclos, puis l'enclos se rétrécit, et les vaches sont poussées dans un couloir, elles ne peuvent être qu'une par une, à la queue leu leu. Ensuite une barrière, elles entrent une par une dans la "salle". Un appareil les bloque et les maintient immobile, ensuite un homme passe au dessus de la vache (il y a tout un système, comme un pont au dessus de l'appareil qui maintient la vache) et lui enfonce une grosse pointe dans le crâne (ce qui est censé tuer l'animal instantanément) c'est comme un revolver, sauf que ce n'est pas une balle qui sort, c'est une grosse pointe qui sort et qui rentre, quand ils appuient sur la gâchette ça sort d'un coup avec une force inouïe et ça revient dans le chargeur. Ensuite un autre homme qui est en bas, égorge la vache et lui met une chaine autour d'un des sabots des pattes arrières pour la soulever comme un vulgaire sac à patate. La bête se vide de son sang la tête en bas, bien sûr elle bouge encore mais « c'est les nerfs » comme ils disent...(...) j'en doute... puis ensuite elle commence la chaine (là où moi je me suis arrêtée)
Ça va très très vite la chaine, à chaque étape une partie du corps est enlevée : la peau « flaf » d'un coup tout est arraché (ils ont des énormes couteaux qui coupent comme des lames de rasoirs) ensuite les yeux, la langue, les oreilles, mais ils les gardent parce que dessus il y a les boucles qui permettent une traçabilité des animaux. Ensuite c'est de la boucherie, ils coupent chaque partie de la vache en tout petits bouts, si bien qu'à la fin, on ne sait même plus de quel animal il s'agissait.
Il règne une atmosphère qui rend très mal à l'aise, c'est un endroit sordide, qui pue le stresse, le sang, la transpiration des bêtes, et on ne sait pas trop quoi d'autres.
Une chose est sûre : plus jamais de ma vie je ne mettrais mes pieds dans un tel lieu, un lieu où on massacre des êtres vivants.
Le stage en Centre d'insémination Equine
Il fallait que je réalise pendant l'été, un stage de 8 semaines dans un centre de mon choix, afin de répondre à une problématique et de réaliser un rapport de stage.
Ne voulant pas revoir les horreurs que j'avais vu chez les moutons, vaches, porcs, volailles, et lapins, j'ai décidé d'aller dans un centre d'insémination équine. Mais j'étais encore loin d'imaginer ce que subissent les pauvres juments !!
Premièrement le chef du centre (mon maitre de stage) passait son temps à critiquer les bêtes et à dire que celle ci était « conne », ou que celle là était « bête qu'elle en peut plus ».
Je pensais connaître le monde du cheval, pour avoir pratiqué l'équitation pendant presque 10 ans. Bien sûr, vu mon point de vue, beaucoup de choses me déplaisent dans ce milieu (coups de cravaches pour faire obéir les pauvres chevaux qui n'ont jamais demandé à avoir des hommes sur leur dos, dressage avec les éperons... etc) Mais je n'avais jamais vu de choses comme ça...
Tout d'abord, les juments qui gesticulent pendant qu'on leur trifouille leur parties génitales sont immédiatement équipées d'un « torsnez », un appareil de torture qui « soi-disant » les « endorment » : un gourdin en bois, muni d'une corde à son extrémité. On passe le bout du nez des chevaux dans la corde et avec le manche on tourne jusqu'à ce que le nez est fait un tour sur lui même. Le chef du centre serrait tellement fort que les juments hurlaient de douleur (je n'avais jamais entendu un cheval crier, c'est horrible). La plupart des juments qui venaient se faire inséminées avait déjà un poulain (on recommence avec les usines à bébés) et les pauvres étaient totalement perdus lorsqu'on amenait leur mère se faire échographier : ils ne savaient pas où passer (la stalle dans laquelle était maintenue les juments possédait un petit couloir qui permettait au poulain de rester à côté de sa mère). J'ai vu un poulain voler en l'air suite à l'énorme coup de pied dans la tête qu'il a reçu de la part du chef de centre, car « cet imbécile ne passe pas où il faut ! ».
J'ai vu cette même personne tabasser une jument avec le manche du « torsnez ». D'énormes coups sur le chanfrein qui faisaient saigner les juments du nez. Une fois, je suis revenue chez moi avec un t-shirt ensanglanté, ma mère s'est demandée si on ne m'avait pas frappé. J'avais simplement essayé de rassurer une jument en lui parlant, elle avait soufflé par le nez et tout le sang m'était attéri dessus.
Un passage très choquant lors de mon stage : un jeune poulain de 3 ans devait partir du centre pour aller se faire débourrer (dresser) et devait donc pour cela monter dans un camion. Il n'en avait jamais vu, puisqu'il était enfermé dans un box dégueulasse avec du crottin jusqu'aux genoux depuis sa naissance (ou presque). Une scène affreuse : de gigantesques coups de chambrières sur la tête, sur le corps, sur la croupe pour le forcer à monter dans le camion. Le poulain, attaché avec une longe à l'intérieur du camion, se débattait, se cabrait (toujours en étant à l'extérieur). Un moment il s'était même renversé par terre en glissant sur la rampe, il ne s'était pas relevé tout de suite et avait reçu peut être 50 coups de fouets sur la têtes Du sang coulait sur ses yeux, les marques de brûlures sur sa croupe se voyaient très nettement. Si bien qu'un moment le poulain avait réussi à ouvrir la boucle du licol et s'était échappé dans le centre.
Quand on l'a eu enfin rattraper, le chef du centre s'était déchainé dessus. La stagiaire qui était avec moi pleurait, comme moi, en hurlant que ce n'était pas la bonne méthode pour le faire monter. Une heure plus tard le poulain n'était toujours pas monté dans le camion, il dégoulinait de sang et de sueur, le regard alerte, plein de stress, mort de peur, angoissé de recevoir encore et encore des coups. Les gens qui étaient venus le chercher proposèrent de placer le camion à la sortie d'une stalle, de manière à ce que le poulain y entre de lui même, en passant par la stalle. En 5 minutes, le poulain fut dans le van.
Une semaine plus tard, j'ai revu le monsieur qui était venu chercher le poulain. Il m'a dit qu'il avait fait voir le poulain par un vétérinaire et que ce dernier avait été obligé de lui faire des points de sutures car les plaies étaient trop importantes. Il m'avait aussi avoué que la méthode ne lui avait pas du tout plu mais que comme moi il n'avait rien osé dire...
Le bourreau des chevaux, s'amusait aussi à attacher les queues des juments à leur licol car cela l'énervait lorsqu'elles essayaient tant bien que mal de se débarrasser des taons qui leur piquaient le ventre. Les pauvres se faisaient donc piquer et devenaient très nerveuses puisqu'elles ne pouvaient plus fouetter de la queue.
Le pauvre chien de ce même homme recevait des clés à molette dans la tête chaque fois qu'il n'écoutait pas et il restait attaché à un bout de corde de moins d'un mètre toute la journée. Lorsqu'il criait sur le chien alors qu'il n'avait rien fait, et que ce dernier se faisait pipi dessus, il se mettait à hurler de rire en disant « on fait un petit pipi ???? »...
Une fois le chien était libre et avait coursé des poules, il l'avait enfermé dans un box et l'avait rué de coups de pieds. Les cris du chien suppliant d'arrêter n'avaient eu l'air de faire aucun effet.
Huit semaines très très longues, à voir des animaux se faire encore martyrisés, sans pouvoir rien dire...
La mentalité des agriculteurs
Les élèves de ma classe venaient presque tous du milieu agricole et clamaient tous « aimer les animaux ».
J'ai pourtant assisté à ces différentes scènes, qui de part leurs violences prouvent que ce n'était que mensonge...
Le fermier de l'école se permettait d'empoisonner les pigeons qui venaient se poser sur l'étable. Avant de mourir, ils étaient donc très affaiblis et marchaient sur le sol, en dodelinant. Les élèves de ma classe s'étaient donc amuser à les ramasser par terre, puis à leur arracher les ailes, puis les pattes, avant de leur fracasser le crâne sur le sol et à sauter dessus.
Il y avait aussi cet espèce de concours qui consistait à « exploser » les souris qui sortaient de la paille en leur sautant à pieds joints dessus : le premier qui en tue une à gagner !
Sans parler des coups de pieds balancés aux chiens qui passaient, des discutions sur ce qu'il s'était passé chez eux la veille « on a fait un lancé de chatons sur les mur hier !!!! » et j'en passe...
A la fin des 2 ans, ils faisaient exprès de tuer les animaux devant moi car ça les amusaient que je pleure « allez on va faire pleurer Lydia ! »...
Pour finir ce long témoignage, qui restera incomplet car je ne peux pas décrire 2 ans de cauchemars, je voulais dire que beaucoup d'humains sont complètement fêlés, qu'ils n'ont aucune notion du bien et du mal et qu'on peut leur faire faire n'importe quoi. De plus, l'effet de foule les rend incontrôlables, idiots et dévastateurs. Ils n'ont absolument aucun respect pour la vie, et je pense que lorsqu'on est capable de faire souffrir et de tuer des animaux de la sorte, on est capable d'en faire autant avec d'autres êtres humains. Ces gens ne devraient même pas exister, ils devraient être enfermés ou tués. Je suis tout à fait consciente de ma généralité, mais j'ai vu tellement d'endroits similaires sur ces points que je ne peux que généraliser.
Le Fric fait faire n'importe quoi aux êtres humains.
Mais qu'est ce qui nous donne le droit de « posséder » les animaux ? De les violer ? De les maltraiter ? De les persécuter ? De les enfermer ? De les mutiler ? De les tuer ? De les sélectionner ? De les exploiter ? Notre cerveau ???? Là est la grande question...
Patricia
29 mars 2009
fable du péquin
Sujet : fable
Le Sarko et le Péquin
A apprendre a nos enfants pour reciter aux inspecteurs ?
Yael
Le Sarko et le Pequin
Maître Péquin, bien devant sa télé,
tenait en sa main son destin.
Maître Sarko, par des mots bien pesés,
lui tint ce joli baratin :
« Oyez ! Oyez ! Monsieur du Péquin.
Vous êtes besogneux ! Vous êtes travailleur !
Sans mentir, si votre abattage,
se rapporte à votre courage,
vous êtes le Phénix de tous mes électeurs,
et je saurais rétribuer votre labeur. »
A ces mots, le Péquin ne sentant plus sa joie,
et pour montrer sa belle voix,
vers l'urne tend la main,
engloutit son destin.
Il attend, il attend, bien devant sa télé,
le printemps, les promesses de blé.
Ne voyant pas venir la récolte promise,
le corps englué dans le Stakhanovisme,
Péquin prie sa grandeur, son bon maître Sarko,
de lui servir autre chose que des os !
Maître Sarko, par ses mots bien rusés,
lui dit : « Mon tout petit, mon nouveau né,
il faut savoir que tout bonimenteur,
vit aux dépends de celui qui l'écoute !
Et somptueusement, sans aucun doute? »
Maître Péquin, mains vides et cul atteint
S'en retourna penaud à son turbin.
28 mars 2009
heure d'été
Attention, à 2h00 du matin il sera 3h00.
les dates du passage à l'heure d'été
|
les origines du passage à l'heure d'été
|
le jour «J» du passage à l'heure d'été
Le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été nous fait perdre une heure de sommeil. En effet, à 2 heures du matin, il sera 3 heures. Ce changement entraîne plusieurs conséquences. Outre la perte d'une heure de sommeil, il provoque une chrono-rupture (perturbation du déroulement du temps) qui peut engendrer des troubles de la santé chez certaines personnes (sommeil, appétit, humeur etc.), mais aussi des problèmes d'adaptation divers (hôpitaux, système informatique, etc.).
retour de Landes Partage (sorte d'Emaüs)
Et encore des livres j'en aurais bien pris le double mais je suis restée raisonnable... bon à 25cts le livre, je peux me le permettre et les jeux 2 euros... pour certains il manque le dés ou les pions mais c'est pas le plus important pour nous... heureusement qu'il nous reste encore quelques longues soirées enfermées pour pouvoir y jouer....
24 mars 2009
école gratuite
Lorsque l'on sait que P'tit Louis (le dernier rejeton Sarkozy)
est scolarisé depuis septembre à Dubaï………… l'article s'éclaire d'un
jour nouveau !
Info de notre bon gouvernement. C'est intéressant. bonne lecture...
Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy
veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la
gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa,
non ? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition,
pour l'Etat, s'annonce carabinée. Ces écoles, très cotées étaient
jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements
publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont
scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay,
chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des
sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New
York et 17 000 euros -le record- à San Francisco.
Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.
A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an
-pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un
quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko, ce
n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande express de
l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité
des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des
parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le
tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite.
"
J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué
Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes.
Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous
puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français." Encore
merci !
Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles
concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de
revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors,
une partie du financement était assurée par des grandes entreprises
françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces
boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi
payer les frais de leurs expat' si l'Etat régale ? Un coût qui fait
boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à l'étranger
a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en
publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du
"Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP (sans parler de
la maternelle), la gratuité coûterait à l'Etat la bagatelle de 713
millions d'euros par an !
Intenable ! La vraie priorité, c'est
l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi
Nicolas Sarkozy s'est lancé la dedans ? Peut-être parce qu'il se sent
personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à
New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée
français de Doha... Et il va falloir payer ! Auditionné par le Sénat à
la fin juin, Bernard Kouchner n'a pas nié ces menus "inconvénients".
Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité
partielle... mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour
le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité",
s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps
de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !
A
DIFFUSER LARGEMENT. Ce ne sont pas les médias qui nous le diront. Et
puisqu'il faut faire des économies à l'Education Nationale, je vous
laisse juges.
Tout va bien. Surtout pour certains.
Il n'y a plus d'argent ????
20 mars 2009
fête du macaron
Pour la deuxième année consécutive, Relais Desserts fête le printemps avec l'opération « Le Jour du Macaron ».
Pendant cette journée vraiment pas comme les autres, créée à l'initiative de la Maison Pierre Hermé, membre Relais Desserts, les Maisons de la prestigieuse Association participant à l'événement célèbreront le Macaron. Elles afficheront sur leur vitrine le logo de l'opération.
Les amateurs pourront succomber à cette gourmandise ronde, légèrement bombée, au cœur moelleux et aux couleurs chatoyantes. Ce sera l'occasion rêvée pour tous de découvrir ou redécouvrir la palette de saveurs sucrées, proposées par ces grands chefs-pâtissiers.
L'opération « le Jour du macaron » associe à cette journée la Fédération des Maladies Orphelines. Les gourmands pourront prolonger leur plaisir en dégustant un « macaron rouge » spécialement créé pour l'occasion et dont les bénéfices des ventes seront reversés aux Nez Rouges. Cette année le parfum de ce délicieux macaron sera la « Fraise Tagada »
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